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UNDER THE SAND
2016-2018
résidences et expositions
France / Tunisie

Under the sand est un projet, sous le « co-commissariat » de Wilfried Nail et de Souad Mani. Ce projet a pour objectif d’organiser un échange entre des artistes tunisiens et des artistes français, des résidences, une suite d'expositions en Tunisie et en France, tout en valorisant la région de Gafsa. Chacun des deux commissaires a invité des artistes français et tunisiens : Amélie Labourdette, Imen Bahri, Dominique Leroy, Laurent Tixador, Minhee Kim, Ali Tnani, Souad Mani, Wilfried Nail, Selim Ben Cheikh et Haythem Zakaria, à réaliser un projet sur deux périodes de résidences en 2016.

Anachronisme
Under the sand #2
2016-2018

Ce projet émane des plis de la montagne d’El Galaa, El Guettar. Il célèbre les rituels et les mythes tout autour de cette montagne culte et profane. En parallèle à son emplacement, régit un espace wifi à ciel ouvert. De ces dualités (im)matérielles entre les deux lieux, émerge le concept de l’anachronisme qui interroge les similitudes et les différences entre le temps réel et la mémoire, la technologie et le mysticisme, la raison et l’imaginaire sacré. Textes, images, vidéos, ossements d’animaux, tissus, fil de ficelle et données immatérielles seront mes « (im)matériaux » premiers de manipulation numérique in situ qui sera sous forme d’une installation vidéo. Ce projet à la fois anthropologique et plastique interroge cet anachronisme entre l’immatériel sacré et l’immatériel rationnel à travers le réel, l’imaginaire, l’intelligence artificielle et la mémoire « virtuelle ». C’est une sorte de projection sur deux mondes parallèles témoins de l’intelligence artificielle et de la mémoire d’un peuple.

REGARD ÉLOIGNÉ
Under the sand #3
2016-2018

C’est dans les Nwassi (une benediction ou un porte-bonheur) et les Eteb (les seuils) des mausolées de Redeyef et Um Laarayes que mon projet trouve ses origines. Ce travail célèbre les mythes autours des mausolées considérés comme des sites sacrés et profanes. Il s’agit de retracer la mémoire immatérielle des lieux à partir des histoires et des mythes qui tournent autour. Textes, portraits et offrandes seront mes (im)matériaux premiers de manipulation numérique in situ qui varient de l'installation à la mise en scène photographique. Ce projet interroge le patrimoine culturel en oscillant entre le réel, l'imaginaire et la mémoire "virtuelle". C'est une sorte de reconstitution archéologique d’un lieu temoin d’une memoire d’un peuple menacée de disparition.